Réservez un appel gratuit avec notre équipe pour toute question. Réserver un appel
Guide d’organisation

Comment organiser un concours scolaire : étapes, règlement et jury

De l’objectif pédagogique au bilan, les étapes pour organiser un concours scolaire : format, cadre, règlement, rétroplanning, supports, diffusion, jury et budget.

Mis à jour le 20 octobre 2026Lecture 19 min
Illustration en papier découpé : liste de contrôle, calendrier, rosette et enveloppes pour préparer un concours scolaire
Parler de votre projet Voir le réseau

8 médias · 3,5 M+ pages vues par mois

Ce guide s’adresse à celles et ceux qui préparent un concours destiné à des classes. Ce peut être un enseignant qui veut réunir plusieurs classes autour d’un même défi ou une équipe d’établissement qui lance un projet commun. Ce peut être aussi une association, une fondation, une entreprise ou une collectivité qui souhaite mobiliser des élèves autour d’une cause, d’un savoir-faire ou d’un territoire. Les étapes restent les mêmes d’un cas à l’autre. Seuls l’échelle, le nombre d’interlocuteurs et le degré de formalisation changent.

Nous suivons l’ordre réel d’un projet, de l’objectif pédagogique au bilan, en passant par le format, le cadre scolaire, le règlement, le rétroplanning, les supports, la diffusion, le jury et la valorisation. Certaines organisations confient tout ou partie du travail à un prestataire : pour elles, le guide propose aussi un modèle de cahier des charges et la liste des postes de budget à prévoir. Il se termine par les erreurs courantes et une liste de contrôle.

Définir l’objectif pédagogique et le public

Un concours scolaire commence par une question simple : qu’est-ce que les élèves auront appris ou réalisé à la fin ? L’objectif de l’organisateur est légitime : faire connaître une cause, valoriser un patrimoine, éveiller à un métier. Mais c’est l’objectif pédagogique qui décide un enseignant à inscrire sa classe. Formulez-le en une phrase qu’il pourra reprendre telle quelle dans sa progression ou dans le projet d’école.

Précisez ensuite le public, car il conditionne tout le reste :

  • Les niveaux : maternelle, élémentaire, collège, lycée, ou une partie seulement (un cycle, une classe d’âge, une filière).
  • Les disciplines : français, sciences, arts, enseignement moral et civique, ou un projet interdisciplinaire.
  • Les compétences visées : s’exprimer à l’oral, argumenter, rechercher et trier l’information, coopérer, mener une démarche d’investigation, maîtriser un outil numérique.
  • Le territoire : une ville, un département, une académie ou tout le pays.

Le niveau change la nature même de la participation. En maternelle, elle est collective et accompagnée, et passe par l’oral, l’image et la manipulation. En élémentaire, elle prend la forme de créations et d’enquêtes guidées. Au collège, les élèves cherchent, argumentent et produisent à plusieurs. Au lycée, le concours devient un projet approfondi, mené en autonomie et ouvert sur les métiers.

Demandez-vous enfin ce que la classe en retire : une production aboutie, un public réel pour ses travaux, une rencontre avec un professionnel, une ressource utile à toute l’école. Un sujet comme aborder le zéro déchet à l’école se prête bien au concours. Il débouche en effet sur des actions visibles dans l’établissement, au-delà du seul palmarès.

Choisir le format et la production attendue

Premier choix : la participation est-elle individuelle ou collective ? Le format collectif (la classe entière ou des groupes) correspond à la manière dont les enseignants travaillent, surtout en primaire. Il limite les écarts liés à l’aide reçue à la maison et réduit les données personnelles à collecter. Le format individuel convient mieux au lycée, à l’écriture ou à l’éloquence, si le travail se fait au moins en partie en classe.

Décrivez ensuite la production attendue : nature, format, longueur ou durée maximale, support de rendu, nombre de productions par classe. Prévoyez des catégories par niveau pour que le jury compare des travaux comparables. Chaque format appelle sa propre vigilance.

Écriture

Nouvelle, poème, lettre, article, scénario de bande dessinée : c’est le format le plus simple à mettre en place, sans matériel particulier. Vigilance : précisez la place admise des outils d’aide à la rédaction et demandez à l’enseignant d’attester que le texte est bien celui des élèves.

Éloquence

Discours, plaidoirie, débat argumenté : ce format travaille l’oral et l’argumentation, surtout au collège et au lycée. Vigilance : une prestation filmée engage l’image et la voix des élèves. Les conditions de passage doivent aussi être identiques pour tous (temps de parole, enregistrement ou épreuve en public).

Dessin et arts plastiques

Affiche, illustration, fresque, maquette, volume : ces productions conviennent à tous les niveaux, dès la maternelle. Vigilance : demandez une photo ou un scan pour le dépôt, précisez si les originaux doivent être envoyés et s’ils seront restitués, et écartez les personnages et logos protégés.

Photo

Reportage, série, photo commentée : la photographie apprend à cadrer et à raconter. Vigilance : toute personne reconnaissable doit avoir donné son accord. On privilégie donc souvent les sujets sans visage identifiable (objets, paysages, détails).

Vidéo

Film court, reportage, message de sensibilisation, animation image par image : la vidéo répartit des rôles entre tous les élèves. Vigilance : droits à l’image et à la voix des élèves filmés, musiques et extraits soumis au droit d’auteur, outil de dépôt capable de recevoir des fichiers lourds.

Sciences

Défi expérimental, invention, maquette fonctionnelle, enquête de terrain : ce format valorise la démarche d’investigation. Vigilance : excluez les manipulations dangereuses, faites valider le protocole par l’enseignant et évaluez la démarche autant que le résultat.

Respecter le cadre scolaire

L’école n’est pas un espace marchand. Les principes suivants valent pour tout organisateur, associations et collectivités comprises.

  • Une participation libre. Le concours se propose aux enseignants, il ne s’impose pas. Chaque enseignant décide d’y inscrire sa classe, selon sa progression et ses projets.
  • L’accord de la direction. L’inscription se fait avec l’accord du directeur d’école ou du chef d’établissement, selon les règles propres à l’établissement.
  • La neutralité commerciale. Le concours ne fait la promotion d’aucun produit auprès des élèves. Le jeu-concours organisé en classe par une marque et le concours avec dotation de marque sont très sensibles, le plus souvent inadaptés.
  • La sobriété de marque. Un partenaire privé apparaît discrètement, par une mention du type « avec le soutien de ». Sa communication s’adresse aux adultes prescripteurs, enseignants et directions, pas aux élèves.
  • Des dotations utiles à la classe. Livres, matériel pédagogique, sortie, intervention d’un professionnel, abonnement à des ressources : la dotation profite au groupe et prolonge le projet. Les lots de marque sont à écarter.
  • Les autorisations pour l’image et la voix. Une production peut montrer ou faire entendre des élèves. Dans ce cas, l’établissement recueille l’accord des responsables légaux pour l’usage prévu, à partir d’un modèle précis (supports, durée, finalité).
  • Des données réduites au strict nécessaire. L’enseignant inscrit la classe ; les coordonnées des élèves ne sont pas demandées. Si un nom doit apparaître, un prénom ou une initiale suffit souvent. Indiquez qui conserve les données et pendant combien de temps.
  • Les droits sur les productions. Les élèves sont les auteurs de leurs travaux. Le règlement précise ce que l’organisateur pourra en faire (exposition, publication, impression), sur quels supports et pour quelle durée, avec mention des auteurs.

Pour le détail de ces principes, consultez notre article sur ce qui est autorisé à l’école. Le règlement, le modèle d’autorisation et les mentions relatives aux données gagnent à être relus par un juriste avant publication.

Rédiger le règlement du concours

Le règlement répond par avance aux questions des enseignants et protège à la fois les classes et l’organisateur. Même un concours limité à un établissement gagne à en avoir un, plus court. Rédigez-le dans une langue simple et publiez-le avant l’ouverture des inscriptions, avec un résumé destiné aux enseignants. Voici les rubriques indispensables.

RubriqueCe qu’il faut préciser
OrganisateurStructure, partenaires, contact
Objet et thèmeSujet traité, objectif pédagogique
Public admisNiveaux, territoire, participation par classe, groupe ou élève
CatégoriesPar niveau, par cycle ou par type de production
Production attendueNature, format, longueur ou durée maximale, nombre par classe
InscriptionQui inscrit, comment, jusqu’à quelle date
DépôtMode d’envoi, formats de fichiers, date limite, accusé de réception
CalendrierOuverture, clôture, délibération, résultats
Jury et critèresComposition, critères, anonymat, décisions sans appel
Prix et dotationsNature des prix, attribution, remise
AutorisationsImage, voix, accord des responsables légaux
Données personnellesDonnées collectées, finalité, conservation, droits
Droits sur les productionsUsages, supports, durée, mention des auteurs
Exclusion et modificationHors-sujet, plagiat, report ou annulation, information des inscrits
AcceptationLa participation vaut acceptation du règlement

Le cahier des charges, quand on se fait accompagner

Une association, une fondation, une entreprise ou une collectivité peut confier tout ou partie de son concours à un prestataire. Le cahier des charges formalise alors le besoin. Il oblige à trancher les questions de fond avant de demander un devis. Il permet aussi de comparer des propositions sur une base commune. Pour une procédure formelle, voyez comment préparer une consultation pour un projet éducatif. Voici un modèle par rubriques.

  1. Contexte : votre organisation, sa mission, la raison d’être du concours, les éditions précédentes.
  2. Objectifs : l’objectif pédagogique, l’objectif de votre organisation, les indicateurs que vous retiendrez au bilan.
  3. Publics : niveaux, disciplines, types d’établissements, territoire.
  4. Thème et messages : ce que le concours aborde, ce qu’il doit éviter, les exigences de neutralité.
  5. Format : participation individuelle ou collective, production attendue, catégories.
  6. Prestations attendues : conception, supports pédagogiques, outil d’inscription et de dépôt, communication auprès des enseignants, accompagnement des participants, coordination du jury, valorisation, bilan. Indiquez ce que vous assurez en interne.
  7. Calendrier : date de lancement souhaitée, période de participation, date des résultats, contraintes propres à votre organisation.
  8. Apports du commanditaire : contenus d’experts, membres du jury, dotations, lieu de remise des prix, interlocuteur et circuit de validation.
  9. Cadre et validations : règlement, autorisations, traitement des données, droits sur les productions, relecture juridique.
  10. Budget : enveloppe indicative ou postes à chiffrer séparément.
  11. Livrables et suivi : ce que vous attendez à chaque étape, le rythme des points d’avancement, la forme du bilan.
  12. Modalités de réponse : contenu attendu des propositions, critères de choix, date de réponse.

Lorsque nous accompagnons un concours, nous vous indiquons dès le cadrage ce que nous réalisons nous-mêmes et ce qui passe par un partenaire (développement technique, impression, événement).

Bâtir le rétroplanning sur l’année scolaire

Le rétroplanning se construit à rebours, depuis la remise des prix jusqu’au premier jour de cadrage. C’est l’année scolaire qui impose le rythme. Les enseignants bâtissent leur progression à la rentrée, et un concours annoncé plus tard trouve des emplois du temps déjà pleins. Un lancement trop tardif réduit la participation, quelle que soit la qualité du projet.

D’autres contraintes pèsent sur les dates. Les vacances d’hiver et de printemps ne tombent pas au même moment selon les zones. Une date limite fixée au retour des congés d’une zone peut ainsi tomber en pleine coupure pour une autre. Si le concours s’ouvre à des classes de Belgique, de Suisse ou du Canada, leurs calendriers diffèrent encore. Enfin, la fin d’année est chargée au collège et au lycée (examens, conseils de classe) : annoncez les résultats avant cette période.

Voici un exemple de rétroplanning pour un concours lancé à la rentrée, à adapter à votre projet.

PériodeÉtape
Année scolaire précédenteCadrage : objectif, public, format, budget, partenaires
Fin de l’année précédenteProduction : règlement, supports, outil d’inscription, validations
RentréeLancement : annonce aux enseignants et aux directions, ouverture des inscriptions
AutomneInscriptions, relances, premières activités en classe
HiverRéalisation des productions, accompagnement des enseignants
Début du printempsClôture des dépôts, vérification, anonymisation
PrintempsDélibération du jury, annonce des résultats
Fin d’année scolaireRemise des prix, exposition, publication, attestations
Après la remise des prixBilan, retours des enseignants, décision de reconduction

Un défi plus court peut tenir entre deux périodes de vacances. Ne placez alors jamais une échéance juste après une coupure.

Préparer les supports pour les enseignants

Un enseignant décide vite s’il s’engage. Il doit saisir d’un coup d’œil l’intérêt pour sa classe. Il doit ensuite avoir de quoi mener le projet sans tout construire lui-même. Un dossier enseignant complet comprend en général :

  • Une fiche de présentation : objectif, niveaux, production attendue, calendrier, dotations et contact, réunis dans un document court.
  • La consigne : une version pour l’enseignant et une version pour les élèves, formulée selon leur âge, avec les contraintes de production.
  • Une séquence ou une activité clés en main : quelques séances prêtes à l’emploi qui relient le thème aux programmes, avec objectifs, déroulé, matériel et pistes de différenciation.
  • Des exemples de productions : ils montrent le niveau attendu sans brider la créativité. Précisez s’il s’agit d’exemples fictifs ou de travaux d’éditions précédentes publiés avec autorisation.
  • Une fiche de dépôt : informations demandées, formats acceptés, autorisations à joindre, date limite, rappel des critères.

Soignez la lisibilité : police claire, consignes courtes, une idée par phrase. Les élèves DYS en profitent, et tous les autres aussi. Ces documents peuvent prendre la forme d’un kit pédagogique sur mesure, imprimé ou téléchargeable. Le concours peut aussi s’appuyer sur une expertise particulière (santé, environnement, métiers). La création de contenu éducatif permet alors de traduire cette expertise au niveau des élèves. Pour juger des formats possibles, vous pouvez parcourir des exemples de productions pédagogiques que nous avons réalisées.

Faire connaître le concours aux classes

Un concours bien conçu mais inconnu ne reçoit pas de productions. La diffusion s’adresse aux adultes qui décident : enseignants, directeurs d’école, chefs d’établissement, professeurs documentalistes, référents culture ou développement durable. Le message met en avant l’intérêt pédagogique avant les modalités. Il arrive à la rentrée, quand les enseignants planifient leur année.

Plusieurs canaux se complètent :

  • Votre réseau : établissements partenaires, adhérents, antennes locales.
  • Les relais institutionnels : académies, rectorats, éduscol, réseau Canopé. Ils dépendent de procédures propres et ne s’achètent pas. Un dossier de demande soigné aide à les solliciter, sans aucune garantie de relais ; nous pouvons vous aider à le préparer.
  • Les médias éducatifs : présentation du concours sur des sites que les enseignants consultent, contenus sponsorisés, espaces publicitaires et newsletter destinée aux enseignants. Dans notre régie, Pass Éducation et Jeux Pédago proposent notamment un format dédié aux concours et opérations spéciales.
  • Les relances : à l’ouverture, avant la clôture des inscriptions, puis auprès des inscrits avant la date limite de dépôt, pour limiter les abandons.

Notre page sur les canaux pour toucher les enseignants détaille chacun de ces leviers. Votre concours existe déjà mais manque de visibilité ? Nous pouvons faire connaître votre concours existant auprès des classes concernées. Nous ne promettons pas de nombre de participants : la participation dépend aussi du sujet, du calendrier et de la charge demandée aux classes.

Vous portez un projet de concours ?

Associations, fondations, entreprises : nous vous accompagnons pour concevoir votre concours scolaire, mobiliser les enseignants et suivre la participation des classes. Réponse sous 48 heures ouvrées.

Composer le jury et la grille d’évaluation

Un jury crédible croise les regards. Il réunit des enseignants dont les classes ne participent pas et un spécialiste du thème. Il compte aussi un professionnel du format (auteur, illustrateur, photographe, scientifique) et un représentant de l’organisateur. Un nombre impair de membres facilite les départages, et une présidence clairement désignée tranche en dernier ressort.

L’anonymat des productions protège l’équité. Avant l’évaluation, retirez les noms des élèves, de la classe et de l’établissement, et attribuez un code à chaque dépôt. Pour une vidéo ou un oral filmé, l’anonymat complet est impossible : la grille et la délibération collective comptent alors d’autant plus. Tout membre lié à une classe candidate s’abstient sur sa production.

Le déroulé le plus sûr tient en trois temps. D’abord une vérification de recevabilité (respect du thème, du format, de la date). Puis une notation individuelle à partir de la grille. Enfin une délibération commune par catégorie. Voici un exemple de grille à adapter à votre concours ; les critères et leur poids doivent figurer dans le règlement.

CritèreCe qu’on regardePoids
Respect de la consigneThème traité, format et contraintes respectésCondition de recevabilité
Compréhension du sujetJustesse des informations, pertinence du proposFort
OriginalitéAngle personnel, idée inattendueFort
Qualité de réalisationMaîtrise de la technique, soin, lisibilitéMoyen
Force du messageCapacité à toucher ou à convaincre le public viséMoyen
Démarche collectiveImplication de la classe, traces du travail menéMoyen
Adéquation au niveauAmbition au regard de l’âge des élèvesLéger

Prévoyez une case de commentaires libres : elle servira à rédiger le retour adressé à chaque classe.

Valoriser toutes les classes

Les élèves se souviennent de la valorisation, et c’est elle qui décide un enseignant à revenir. Elle se prépare dès le cadrage, car elle a un coût et demande des autorisations.

  • Le palmarès : un prix par catégorie, complété par des mentions (coup de cœur du jury, prix des élèves, prix de la démarche) qui multiplient les occasions de reconnaissance.
  • La remise des prix : dans la classe lauréate, lors d’un événement commun ou à distance pour les établissements éloignés.
  • L’exposition : dans l’établissement, dans un lieu public, chez l’organisateur ou sous forme de galerie en ligne.
  • La publication : recueil, page dédiée sur le site de l’organisateur, presse locale, toujours dans les limites des autorisations recueillies.
  • L’attestation : un diplôme ou une attestation de participation au nom de la classe, que l’enseignant peut afficher ou joindre au projet d’école.

Les classes non lauréates méritent la même attention. Plusieurs gestes montrent que leur travail a été lu : un retour du jury sur leur production, une place dans la galerie, une invitation à la remise des prix et l’attestation de participation. Une classe qui ne reçoit qu’un message de résultat a peu de raisons de se réinscrire l’année suivante.

Faire le bilan et décider de la suite

Le bilan distingue trois résultats qui ne s’additionnent pas. La visibilité mesure l’exposition du concours (pages vues, ouvertures de newsletter, clics). Les inscriptions comptent les classes qui se sont engagées. Les participations comptent les productions effectivement déposées. L’écart entre inscriptions et dépôts est souvent l’indicateur le plus instructif. Il signale une consigne trop lourde, un calendrier mal placé ou des relances insuffisantes.

Les retours des enseignants complètent les données. Envoyez un questionnaire court juste après les résultats. Il peut porter sur le temps de classe consacré au projet, l’utilité des supports, les difficultés rencontrées et l’intérêt des élèves. Demandez aussi aux enseignants s’ils comptent participer à nouveau. Interrogez enfin ceux qui se sont inscrits sans déposer : ce sont eux qui disent ce qui a bloqué.

Vient ensuite la décision de reconduction : garder ou faire évoluer le format, élargir le territoire, ajouter des niveaux, avancer le calendrier, réutiliser les supports. Les indicateurs se fixent dès le cadrage, pas au moment du bilan. Votre évaluation doit-elle convaincre un conseil d’administration ou un financeur ? Voyez comment mesurer l’impact d’un projet éducatif.

Les postes de budget à prévoir

Le budget d’un concours scolaire dépend des postes retenus et de ce que vous apportez déjà. Avant de demander un devis, listez ce qui doit être produit et par qui.

PosteCe qu’il couvre
Conseil et conceptionCadrage, concept, nom, identité visuelle, règlement
Supports pédagogiquesDossier enseignant, activités, fiches élèves, exemples
Outil numériquePage du concours, inscription, dépôt, espace jury
CommunicationCampagne auprès des enseignants, newsletters, relances
AccompagnementRéponses aux enseignants, FAQ, tutoriels
JuryCoordination, anonymisation, délibération
DotationsPrix, matériel, sorties, interventions
ValorisationRemise des prix, exposition, publication, attestations
Impression et envoiSupports papier, diplômes, expédition
ValidationsRelecture juridique du règlement et des autorisations
BilanCollecte des données, questionnaire, rapport

Plusieurs postes se mutualisent. Les supports et l’outil de dépôt resservent d’une édition à l’autre, moyennant une mise à jour. Les membres du jury peuvent venir de votre organisation ou de vos partenaires. La remise des prix peut s’adosser à un événement que vous organisez déjà. Plusieurs organisations peuvent aussi porter ensemble un même concours (une fondation et une collectivité, par exemple), chacune prenant en charge des postes définis. Pour une vue d’ensemble, consultez notre page sur le budget d’un projet pédagogique.

Si vous souhaitez confier tout ou partie de ces postes, nous proposons un accompagnement à l’organisation de concours scolaires. Chaque proposition est établie à partir de vos objectifs et des postes retenus.

Les erreurs fréquentes

  • Lancer trop tard. Annoncé une fois l’année engagée, le concours trouve des progressions déjà fixées.
  • Partir du message plutôt que de l’apprentissage. Un concours pensé comme une campagne de communication convainc mal les enseignants.
  • Demander une production trop lourde. Trop de séances ou du matériel coûteux écartent les classes les moins équipées.
  • Négliger le cadre. Règlement flou sur les droits, données superflues, autorisations oubliées : les difficultés surgissent au moment de publier.
  • Afficher la marque en grand. Un logo omniprésent ou des lots de marque ferment la porte des établissements.
  • Tenir un relais institutionnel pour acquis. Un rectorat décide selon ses procédures ; le plan de diffusion ne doit pas en dépendre.
  • Oublier les classes non lauréates. Sans retour du jury, elles ne reviennent pas, et chaque édition repart de zéro.
  • Confondre visibilité et participation. Des pages vues ne sont pas des classes inscrites, et des classes inscrites ne sont pas des productions déposées.

Liste de contrôle avant le lancement

  • L’objectif pédagogique tient en une phrase et se rattache aux programmes.
  • Les niveaux, les catégories et la production attendue sont définis.
  • Le règlement est rédigé, relu par un juriste et publié.
  • Le modèle d’autorisation pour l’image et la voix est prêt.
  • Les données demandées se limitent au strict nécessaire.
  • Les droits d’usage des productions sont précisés.
  • La mention des partenaires reste sobre et les dotations servent la classe.
  • Le rétroplanning tient compte des vacances de toutes les zones concernées.
  • Le dossier enseignant est complet : présentation, consigne, activité, exemples, fiche de dépôt.
  • L’outil d’inscription et de dépôt a été testé de bout en bout.
  • Le jury est constitué et la grille d’évaluation validée.
  • Le plan de diffusion et les dates de relance sont arrêtés.
  • Les indicateurs du bilan sont définis : visibilité, inscriptions, participations.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus souvent

Combien de temps faut-il pour organiser un concours scolaire ?

Le délai dépend de l’échelle du concours et de ce qui existe déjà, mais le repère décisif reste l’année scolaire. Pour un concours lancé à la rentrée, le cadrage et la préparation des supports se font l’année précédente. Les enseignants peuvent ainsi l’intégrer à leur progression dès le début de l’année. Un défi interne à une école se prépare plus vite, à condition d’être annoncé avant que les projets de l’année soient arrêtés.

Peut-on organiser un concours dans une seule classe ?

Oui, et c’est une bonne façon de tester un format avant de l’ouvrir plus largement. Faites alors évaluer les productions par un jury extérieur à la classe (autres enseignants, élèves d’une autre classe, intervenant) : l’enseignant n’est pas seul juge de ses propres élèves. Préférez les productions de groupe aux classements individuels, qui pèsent davantage entre camarades, et valorisez chaque participation.

Quels prix et quels lots peut-on offrir aux classes ?

Les dotations les plus appropriées profitent à toute la classe : livres, matériel pédagogique ou artistique, sortie, intervention d’un professionnel, abonnement à des ressources. Évitez les lots de marque, les produits promotionnels et les cadeaux individuels de valeur : ils donnent au concours l’allure d’une opération commerciale. En cas de doute, la direction de l’établissement tranche selon ses règles.

Faut-il une autorisation parentale pour participer ?

La participation à une activité menée en classe relève de l’enseignant et de la direction. L’accord des responsables légaux devient nécessaire dès que le concours prévoit de photographier, de filmer ou d’enregistrer des élèves, ou de publier leurs productions avec leur nom. C’est l’établissement qui le recueille pour l’usage prévu, à partir d’un modèle fourni par l’organisateur.

Combien de membres faut-il dans le jury ?

Aucun nombre n’est imposé. Un nombre impair évite les égalités, et la diversité des profils compte davantage que la taille : enseignants, spécialiste du thème, professionnel du format, représentant de l’organisateur. Si les productions sont nombreuses, un comité de présélection peut vérifier la recevabilité avant le passage devant le jury.

Concours national ou local : que choisir ?

Un concours local ou régional joue la proximité : remise des prix en présence des classes, relais par les acteurs du territoire, exposition dans un lieu connu des familles. Un concours national élargit le public potentiel. Il demande en contrepartie une diffusion plus large, un outil de dépôt en ligne et un calendrier compatible avec toutes les zones de vacances. Commencer à l’échelle d’un territoire permet de roder le dispositif avant de l’élargir.

Faut-il obligatoirement un règlement ?

Nous le recommandons dans tous les cas. Dès qu’il y a un jury, des prix ou une diffusion des productions, le règlement écrit fixe les règles du jeu, les droits sur les travaux et l’usage des données. Pour un défi interne, un document simple suffit ; pour un concours porté par une organisation extérieure à l’école, faites-le relire par un juriste avant publication.

Projet de concours scolaire

Présentez-nous votre projet de concours scolaire

Idée à construire, concours à lancer, à faire connaître ou à reconduire : décrivez où vous en êtes. Nous revenons vers vous sous 48 heures ouvrées avec un premier avis sur le format, le calendrier scolaire et l’accompagnement utile.

  • Réponse sous 48 heures ouvrées, par une personne du métier
  • Nous précisons dès le cadrage ce que nous réalisons nous-mêmes et ce qui passe par un partenaire
  • Aucun nombre de classes promis : un plan de diffusion et des indicateurs suivis

RS Éducation, contact@rs-education.fr

Niveaux concernés
Accompagnement recherché

Vos informations servent uniquement à traiter votre demande. Elles ne sont ni revendues ni transmises aux médias du réseau sans votre accord. Politique de confidentialité.